J’ai faim. J’ai toujours eu faim. J’ai faim autant que je peux avoir froid. J’ai toujours eu froid. J’ai froid. J’ai toujours eu autant faim que froid sans toi. J’ai encore plus faim de ne te savoir pas là et mon lit, même si j’y suis, reste froid. La faim c’est pareil comme le froid. Le froid c’est pareil comme la faim. Il parait que l’on peut mourir de froid, comme les gens crèvent de faim. Il parait qu’on peut mourir de faim, encore plus quand il fait froid. La faim comme le froid, c’est un vide en soi. J’ai le ventre vide, le lit vide, donc je suis aussi livide, peut-être parce qu’aussi j’ai un peu froid. C’est ton vide qui me rend comme ça, chaque fois. J’ai comme l’impression de toujours avoir faim, de toujours avoir froid, je suis vide de toi. Ce n’est pas comme être vide avec toi, après m’être nourri de toi, là je n’avais pas froid. Mais là, le temps tic et le froid tac, le temps tic et la faim tac. La fin… Tac…
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